Selon le ministre tchèque des Affaires étrangères Lubomír Zaorálek, l’incident de ce mardi qui a vu un avion de combat russe abattu par la Turquie est un indicateur sérieux, montrant la nécessité pour la communauté internationale de se rassembler et de trouver une stratégie commune dans la guerre contre le groupe Etat islamique. Aucun consensus général n’existant à l’heure actuelle, chaque partie mène sa propre guerre dans son propre intérêt et le manque de coordination fait le jeu des terroristes, a déclaré le chef de la diplomatie tchèque dans un communiqué publié sur le site web de son ministère. Le président tchèque Miloš Zeman a également réagi, estimant que l’incident était une mesure radicale qui n’allait faire qu’aggraver les tensions dans la région. La Turquie, pour sa part, affirme que le chasseur-bombardier russe a violé son espace aérien, tandis que la Russie dit avoir la preuve qu’il n’a jamais quitté l’espace aérien syrien.
Selon le président tchèque Miloš Zeman, il serait naïf de penser qu’il n’existe aucun lien entre la crise migratoire et la menace terroriste actuelle. S’exprimant à une réunion du commandement de l’armée tchèque, le chef de l’Etat tchèque a estimé que le danger terroriste était proche des frontières de la République tchèque et que des islamistes radicaux pouvaient fort bien s’infiltrer dans la vague de migrants actuelle, en voulant pour preuve le fait que certains terroristes responsables des attentats de Paris étaient en effet arrivés en Europe par la Grèce. Miloš Zeman a profité de sa présence pour se féliciter de la participation de l’armée tchèque à des missions étrangères, estimant qu’en combattant les terroristes hors du pays, les soldats tchèques participaient à les contenir loin des frontières tchèques et européennes.
Le premier ministre Bohuslav Sobotka a réagi aux propos du président tchèque, insistant sur la nécessité de distinguer les terrorists, véritable menace globale dans le monde et les réfugiés qui fuient un pays en guerre. "Nous devons garder à l'esprit que les menaces pour notre sécurité viennent des terroristes, et non des migrants qui ont besoin de notre aide," a précisé encore le chef du gouvernement.
Le 18 novembre, le leader du groupe islamophobe Bloc contre l’islam, Martin Konvička a été inculpé pour incitation à la haine raciale contre les musulmans, en raison de certains propos qu’il aurait tenus sur le site Facebook. S’il est reconnu coupable, Martin Konvička risque de six mois à trois ans de prison. « Ce délit supposé serait lié à certains propos publiés dans le cadre d’un groupe semi-public de son profil Facebook, » a déclaré son avocate. Des propos qui remonteraient à une période allant de 2011 à 2014. Le groupe Bloc contre l’islam estime qu’il s’agit d’une inculpation politique. Dans le passé, et entre autres propos, Martin Konvička a notamment suggéré sur sa page Facebook d’envoyer les musulmans dans des camps de concentration. Récemment, à l’occasion du jour anniversaire du début de la révolution de velours, le président Miloš Zeman s’est affiché à l’endroit même d’une manifestation du Bloc contre l’islam, organisée « en soutien aux opinions du chef de l’Etat sur l’immigration et l’islam ». M. Zeman est en effet très opposé à l’accueil des réfugiés et ne cache pas ses opinions anti-migrants.
La police tchèque a arrêté 7 697 clandestins depuis le début de l’année, soit 3 773 personnes de plus que l’an dernier pour la même période. La plupart de ces réfugiés venaient de Syrie, suivis par des ressortissants ukrainiens, afghans, koweïtiens et irakiens. Entre le mois de janvier et la fin du mois d’octobre, la police tchèque a également arrêté 162 personnes qui avaient aidé ces migrants de manière illégale, soit 48 personnes de plus que l’an passé. Les contrôles aux frontières, notamment avec l’Autriche voisine, ont été particulièrement renforcés depuis la mi-juin dernier.
Le procureur de la République Petr Jirát a fait appel du verdict contre l’ancien gouverneur de Bohême centrale David Rath. Ce dernier avait été condamné en juillet dernier à huit ans et demi de prison pour corruption. Petr Jirát a justifié sa décision par le fait qu’il voulait un verdict plus sévère encore contre l’ancien gouverneur. En juillet dernier, David Rath avait été reconnu coupable de corruption, de trucage d’appels d’offres publics et de détournement de fonds européens. David Rath avait plaidé non-coupable et avait fait appel du verdict dès l’annonce de celui-ci.
La présidente sud-coréenne Park Geun-hye effectuera une visite de quatre jours en République tchèque à partir du 1er décembre pour rencontrer les dirigeants tchèques, dont le président Milos Zeman et le Premier ministre Bohuslav Sobotka, et assister à un sommet du groupe Visegrad (V4) à Prague. Selon l'agence CzechInvest, les entreprises sud-coréennes ont investi plus de 76 milliards de couronnes avec 29 projets en République tchèque jusqu'à présent et ont contribué à la création de près de 12 000 nouveaux emplois.
Lundi a été dévoilé à Minsk un monument à la mémoire de plus de 6 000 juifs de nationalité tchécoslovaque déportés par les nazis et assassinés dans cette ville. Le monument a été installé près du cimetière juif de la capitale biélorusse et financé par le Centre éducatif Johannes Rau et la municipalité de Minsk, précise Radio Free Europe. Le 23 novembre marquait le 70e anniversaire du premier transport par les nazis de juifs tchécoslovaques vers le territoire biélorusse. Sur plus de 6 000 déportés, 9 ont survécu. L'ambassadeur tchèque Milan Ekert était présent à la cérémonie.
C’est un total de 10 millions d’euros qui vont être investis par la société chinoise CEFC dans l’établissement d’un centre de médecine traditionnelle chinoise en République tchèque, a annoncé le directeur de l’hôpital de Hradec Králové, Roman Prymula, ce mardi. Ce dernier fait partie de la délégation qui accompagne le premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka pour un voyage de six jours en Chine. Le centre en question devrait être opérationnel d’ici un an et demi et être composé d’une équipe de 30 personnes, dont huit médecins de Shanghai. Une petite clinique de médecine traditionnelle chinoise a déjà été ouverte dans l’hôpital de Hradec Králové mais, en raison de l’intérêt important qu’elle a suscité, n’est pas capable de répondre à toutes les demandes.
Après les incidents de ce week-end la polémique continue et est reprise dans la presse étrangère. Douze personnes ont été interpellées dimanche pour avoir essayé de bloquer l’entrée au Théâtre polonais de Wroclaw, en Pologne. Toutes faisaient partie d’un mouvement de radicaux catholiques qui juge la pièce “La jeune fille et la mort” pornographique. L‘œuvre est tirée du roman de la lauréate du prix Nobel de littérature en 2004, l’Autrichienne Elfriede Jelinek. Des scènes érotiques sont jouées par deux acteurs pornographiques tchèques. Des ministres du parti PiS ont également dénoncé cette mise en scène.
Cette année, c’est à la médiatrice de la République Anna Šabatová, que sera décerné le prix Pelikán, pour son travail en faveur du dialogue citoyen et de la culture politique. Ce prix est remis tous les ans par la revue Listy, fondée par un des acteurs du Printemps de Prague, Jiří Pelikán, exilé à Rome en 1971. Avec Pavel Tigrid et Témoignage, Listy était la deuxième revue tchécoslovaque en exil la plus importante. La statuette sera remise à Anna Šabatová à Olomouc ce jeudi par Tomáš Tichák, de la rédaction de Listy. C’est la 12e fois que ce prix est décerné à une personnalité importante de la vie publique. Par le passé, des personnalités de Pologne, de Hongrie, de Slovaquie ou d’Allemagne ont été ainsi récompensées.
Mercredi, jour de fête des Kateřina, le temps sera variable, avec des températures maximales oscillant entre 1et 5 °C.