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23-09-2015

Répartition des réfugiés: le gouvernement tchèque se pliera à l'accord européen

Avant de participer au sommet d’urgence des chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-huit sur la crise migratoire ce mercredi à Bruxelles, le Premier ministre a indiqué que la République tchèque n’entendait pas participer à une escalade de la tension au sein de l’Union européenne avec des plaintes contre la décision de l’accord sur la répartition de 120 000 réfugiés entre les différents Etats membres. « L’Europe ne doit pas se désagréger à cause de la crise migratoire », a expliqué Bohuslav Sobotka. Selon lui, même si Prague n’est pas d’accord avec la décision prise mardi et que le ministre tchèque de l’Intérieur a voté contre, il importe désormais de se focaliser sur les mesures à prendre pour mettre fin à cette crise. Par ailleurs, le chef du gouvernement estime que le dépôt d’une plainte à la Cour européenne de justice compliquerait la position de la République tchèque lors des prochaines négociations sur la migration. « Nous avons besoin que nos partenaires européens écoutent nos arguments », a-t-il précisé.

Crise migratoire : pour le chef de la diplomatie, la République tchèque assumera ses obligations découlant de l'accord européen

Le ministre des Affaires étrangères, Lubomír Zaorálek, a fait savoir que la République tchèque assumera ses obligations découlant de l'accord trouvé mardi entre les ministres de l'Intérieur de l'UE, malgré le "non" de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Roumanie et de la Hongrie. Selon le chef de la diplomatie, seule une position commune permettra à l'UE de faire face à l'afflux de réfugiés. Lubomír Zaorálek a précisé que si l'accord ne mentionne aucun plafond pour l'accueil des réfugiés, le projet d'origine a tout de même changé puisque les quotas migratoires seraient désormais temporaires. "La décision de mardi ne représente donc pas tout-à-fait un échec de la République tchèque," estime-t-il encore.

Migrants : le président Zeman reproche à la Pologne d’avoir retourné sa veste

Le président tchèque a vivement critiqué la Pologne, seul pays membre du Groupe de Visegrád (République tchèque, Slovaquie, Hongrie et Pologne) à avoir voté, mardi, en faveur de l’accord européen sur la répartition des réfugiés parmi les Etats membres. Miloš Zeman a justifié sa critique en expliquant que quelqu’un d’honnête respectait les engagements pris. Initialement, et comme ses partenaires au sein du Groupe de Visegrád, la Pologne s’était positionnée à plusieurs reprises contre le système de répartition des réfugiés voulu par la Commission européenne. Mardi, toutefois, le ministre polonais de l’Intérieur a fait marche arrière et s’est aligné sur la majorité, en expliquant que la solidarité avec les migrants et l’Europe était plus important pour Varsovie. Inversement, Miloš Zeman a félicité Robert Fico, qui a déclaré que tant qu’il serait Premier ministre, la Slovaquie ne respecterait pas les quotas.

Selon le président Zeman, les soldats devraient garder les frontières du pays plutôt que s’engager à l’étranger

Le président de la République estime que les soldats tchèques devraient garder les frontières du pays plutôt que d’essayer de régler la crise migratoire à l’étranger. Miloš Zeman a ainsi réagi à la déclaration du ministre de la Défense, Martin Stropnický, qui souhaite que des militaires tchèques soient envoyés dans les camps de réfugiés installés aux frontières de la Syrie, pour leur porter assistance. Le chef de l’Etat a précisé que les réservistes pourraient aider les militaires de profession à surveiller les frontières de la République tchèque.

Le gouvernement a adopté le projet de budget de l’Etat pour 2016

Le gouvernement a adopté, ce mercredi, le projet du budget de l’Etat pour 2016. Le ministère des Finances prévoit une nouvelle réduction du déficit. Celui-ci devrait s’élever à 70 milliards de couronnes (2,6 milliards d’euros), un chiffre équivalent à 1,2% du PIB et inférieur de 30 milliards (1,1 milliard d’euros) à celui prévu pour cette année. Le projet prévoit, entre autres, une augmentation des salaires des pompiers, des enseignants, des policiers, des professionnels de la santé et des employés de la fonction publique, ou encore par exemple les dépenses découlant de la vague migratoire actuelle en Europe. Le projet de loi des finances pour 2016 va désormais être débattu à la Chambre des députés avant d’être transmis au président de la République.

La ligne aérienne directe entre Pékin et Prague a été ouverte ce mercredi

Une première liaison aérienne directe entre la Chine et la République tchèque, concrètement entre Pékin et Prague, a été assurée ce mercredi par la compagnie Hainan Airlines. Présent à l’atterrissage à l’aéroport Václav Havel, le Premier ministre Bohuslav Sobotka a déclaré que ce vol était la confirmation de l’amélioration des relations entre les deux pays et qu’il espérait que le nombre de lignes entre la République tchèque et la Chine augmenterait à l’avenir. Pour l’heure, trois vols aller-retour par semaine seront assurés. Le prix de départ d'un billet aller-retour est d’environ 450 euros. Au cours du premier semestre de cette année, le volume des exportations tchèques en Chine a augmenté de 18%. Par ailleurs, les investissements chinois en République tchèque sont également en hausse, tout comme le nombre de touristes chinois, qui devrait s’élever à environ 300 000 cette année et qui a déjà triplé ces cinq dernières années.

Industrie automobile : le groupe chinois BWI a posé la première pierre de son usine en Bohême de l’Ouest

BWI Group (Beijing West Industries) a entamé, ce mercredi, les travaux de construction de sa nouvelle usine de fabrication de suspensions et de freins de véhicules automobiles dans le Parc industriel de Cheb (Bohême de l’Ouest). Cet investissement sur 15 000 mètres carrés permettra la création de 300 emplois lors de la première phase. Le lancement de la production est prévu pour le début de l’année 2017. Les dirigeants de BWI ont indiqué avoir choisi Cheb, ville proche de la frontière avec l’Allemagne, pour deux raisons : la nécessité pour le groupe d’augmenter sa capacité de production en Europe et la volonté de se rapprocher des clients. A l’avenir, le nombre d’employés devrait augmenter et s’élever à plus de 500. Actuellement, BWI dispose de six usines dans le monde : deux en Chine, deux aux Etats-Unis, une en France et une en Pologne.

Une mission économique, la première dans l’histoire de la République tchèque, se rendra prochainement à Cuba

Une délégation composée d’une quinzaine de représentants d’entreprises tchèques accompagnera le vice-ministre des Affaires étrangères, Martin Tlapa, lors de son voyage à Cuba en octobre prochain. Il s’agira de la première mission économique de ce genre dans l’histoire de la République tchèque. Selon le président de la Chambre économique, Vladimír Dlouhý, les sociétés tchèques ont l’avantage de pouvoir s’appuyer sur la coopération qui existait entre les deux pays à l’époque de la Tchécoslovaquie et sur la bonne réputation à Cuba des produits tchèques. « Cuba est un pays qui a besoin de tout ou presque », a-t-il affirmé. Toujours selon lui, la science et la recherche, l’énergétique, le génie mécanique, les transports, l’agroalimentaire ou encore le tourisme sont les principaux secteurs dans lesquels le potentiel de développement des échanges est le plus important.

Presse : le scandale Volkswagen va avoir des retombées sur Škoda

Selon le quotidien Mladá fronta Dnes, le constructeur automobile Škoda, filiale du groupe Volkswagen dans la tourmente, va sans doute aussi payer les pots cassés suite aux révélations sur la tricherie du groupe aux Etats-Unis, où il a équipé ses modèles diesel Volkswagen et Audi des années 2009 à 2015 d’un logiciel permettant de contourner les tests d’émission de certains polluants atmosphériques. Ces moteurs problématiques ont en effet été installés dans des véhicules de la marque Škoda. En cause, les moteurs EA189 qui se sont retrouvés en République tchèque dans les générations précédentes de Skoda Octavia, Fabia et Superb. Pour l’heure, Škoda Auto n’a pas confirmé la présence du logiciel incriminé dans ses véhicules.

Education : la dernière année de maternelle sera obligatoire en République tchèque

La dernière année d’école maternelle sera obligatoire pour tous les enfants en République tchèque à compter de septembre 2017. Le projet d’amendement à la loi sur l’éducation présenté par la ministre de l’Education, Kateřina Valachová, a été adopté par le gouvernement, ce mercredi. L'instruction obligatoire durerait donc dix ans contre neuf actuellement. Le principal objectif de cette nouvelle mesure est de favoriser l’intégration des enfants issus d’un milieu social défavorisé au système d’éducation. Selon une étude menée par le ministère, 8% des enfants âgés de cinq ans en République tchèque ne sont pas scolarisés. Le texte comporte aussi l'obligation pour les étudiants de passer une épreuve de mathématiques dans certaines branches lors de la maturita, le baccalauréat tchèque, à partir du printemps 2021.

Météo

Après la dissipation des quelques brumes matinales notamment en Bohême, c’est un temps variable qui règne sur l’ensemble du territoire ce jeudi, jour de la fête des Jaromír et Jaromíra. Quelques précipitations restent possibles dans le sud du pays. Les températures varient entre 15 °C et 21 °C pour les maximales.

23-09-2015