Un tribunal de Prague a reconnu non-coupable Jana Nečasová, l’ancienne chef de cabinet de l’ex-Premier ministre Petr Nečas. Celle-ci était accusée d’avoir utilisé illégalement les services de renseignement de l’Etat en commanditant des écoules illégales visant notamment la femme de Petr Nečas à l’époque. Jana Nečasová, anciennement Nagyová, entretenait une relation avec le Premier ministre Petr Nečas et est depuis devenue sa femme. Ses trois autres co-accusés, issus des rangs de services secrets militaires, ont également été reconnus non- coupables. L’affaire avait provoqué la chute du gouvernement de centre-droit de Petr Nečas en juin 2013. Le procureur de la République, qui demandait trois ans et demi de prison pour Jana Nečasová et les autres prévenus, a fait savoir qu’il allait faire appel du verdict. Pour sa part, Jana Nečasová a déclaré que les accusations avaient été entièrement fabriquées pour la discréditer ainsi que son mari Petr Nečas.
Suite à l'annonce par le chef du gouvernement Bohuslav Sobotka de la destitution de son ministre de l'Education, social-démocrate comme lui, Marcel Chládek, ce dernier a tenu à réagir aux accusations portées contre lui. Bohuslav Sobotkae avait expliqué sa décision par son mécontentement lié au comportement du ministre vis-à-vis de ses subalternes, un comportement décrit par le quotidien Mladá fronta Dnes dans son édition de jeudi. Lors d'une conférence de presse ce vendredi, Marcel Chládek, pour sa part, a qualifié cette décision de geste sans précédent. Il s'est dit victime d'une campagne menée par le parti ANO, membre de la coalition gouvernementale, et menée par l'homme d'affaires et ministre des Finances Andrej Babiš. Selon lui, sa destitution serait liée aux demandes de Marcel Chládek d'augmenter le budget de son ministère. L'ancien ministre a précisé que son cas pour constituer un dangereux précédent pour ses collègues ministres ou toute autre personne dont la politique va à l'encontre des intérêts d'Andrej Babiš ou de son groupe agro-alimentaire Agrofert. Il a qualifié de mensonges les accusations selon lesquelles il aurait usé d'intimidation vis-à-vis de ses subalternes. Bohuslav Sobotka a rencontré ce vendredi matin la direction du parti social-démocrate, dont il est le président, pour expliquer sa position à propos du "meilleur ministre de l'Education de ces dix dernières années" selon lui. Le président de la République fera connaître sa décision sur cette proposition de renvoi dimanche, après une rencontre avec le chef du gouvernement.
Une dizaine d’employés de l’Agence pour l’intégration sociale ont fait savoir qu’ils donnaient leur démission. C’est la seconde vague de démissions au sein de cette institution gouvernementale chargée notamment de travailler sur les problématiques d’exclusion auxquelles font face les Roms en République tchèque : 14 personnes avaient déjà décidé auparavant de quitter l’Agence, ce qui signifie aujourd’hui que 24 personnes sur les 68 employés ont démissionné. Les employés démissionnaires estiment que les dernières mesures du ministre en charge des Droits de l’Homme, Jiří Dienstbier, et la récente nomination par ce dernier de Radek Jiránek à la direction de l’Agence, n’ont fait que renforcer leurs griefs. L’Agence pour l’intégration sociale fait face à une crise sans précédent depuis le limogeage de son ancien directeur Martin Šimáček.
Le droit tchèque « ne prévoit pas d’interdiction suffisamment claire, contraignante et précise » des châtiment corporels infligés aux enfants, a estimé ce vendredi le Comité européen des droits sociaux (CEDS). Le Conseil de l’Europe incite depuis plusieurs années ses Etats membres à les bannir. A ce jour, 27 des 47 pays membres de l’organisation ont adopté une législation allant dans ce sens, à commencer par la Suède. Le comité s’exprimait sur une réclamation que l’Association pour la protection des enfants Approach avait initiée en 2013 contre plusieurs pays européens, dont également la France, la Belgique, l’Irlande, Chypre, l’Italie, et la Slovénie. Concernant la République tchèque, le rapport du comité précise toutefois que la législation tchèque interdit formellement les violences faites aux enfants, et que les tribunaux condamnent les châtiments corporels qui dépassent une certaine limite. Le comité déplore toutefois l’absence d’interdiction totale de châtiments corporels qui peuvent menacer l’intégrité physique de l’enfant, sa dignité, son développement et sa santé mentale.
En dix ans d’existence, les « baby-box » ont permis de sauver 122 bébés. Depuis le début de l’année, 4 petites filles et 6 petits garçons ont été retrouvés dans ces grands tiroirs spéciaux sécurisés pour pouvoir accueillir les nouveau-nés dont les mères ne veulent pas ou ne peuvent pas s’occuper. 64 « baby-box » fonctionnent actuellement en République tchèque. Le 1er juin, une 65e devrait être inaugurée à l’hôpital de Jicin. La toute première « baby-box » avait été installée au GynCentrum de Hloubetin, à Prague, en 2005 et le premier nourrisson à y avoir été déposé était une petite-fille, en février 2006. Si une majeure partie de la population tchèque semble trouver ce système bénéfique, ce n’est pas le cas de l’ONU qui estime que cette pratique va à l’encontre de l’article 7 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant.
D'après les données publiées ce vendredi par l'Office tchèque des statistiques (ČSÚ), la croissance du PIB tchèque sur un an au premier trimestre de cette année s'est établi à 4,2%. Les récentes estimations ont ainsi été revues à la hausse et cette croissance est de 3,1% par rapport au quatrième trimestre de l'année dernière. Il s'agirait, toujours selon le ČSÚ, de la croissance entre deux trimestres la plus importante jamais enregistrée. En ce qui concerne la croissance sur un an, il faut remonter au dernier trimestre 2007 pour trouver des chiffres supérieurs. La demande intérieure ainsi que le dynamisme des exportations expliqueraient cette croissance positive.
Le festival Týden France, la semaine française, s'ouvre ce vendredi en République tchèque. Il se déroule jusqu'au 14 juin à Prague mais également à České Budějovice, à Pardubice, à Ostrava, à Brno ou encore à Plzeň. L'événement présente un aspect gastronomique avec une sélection de restaurants, de bars, de cafés et de caves proposant des dégustations. Au programme, qu'on peut trouver sur le site www.tydenfrance.cz, figurent également différentes manifestations culturelles avec par exemple Amadou & Mariam, Salif Keita ou encore Lo Cor de la Plana en concert à Prague le week-end du 13 juin dans la cadre du festival Respect. Une fête de l'amitié franco-tchèque est également organisée le 6 juin au jardin Kinský.
Plus de 1 400 églises de toute la République tchèque participent ce vendredi soir à la Nuit des Eglises. Messes, programme culturel et visites des monuments sont prévues tout au long de cette soirée qui a pour objectif de familiariser les gens avec le christianisme et la foi. L’an dernier près de 500 000 personnes ont participé à la Nuit des Eglises. Cette soirée est l’occasion pour les visiteurs de découvrir des endroits d’ordinaire fermés au public, comme les sacristies, les clochers, les cryptes ou encore les jardins des monastères. Dans une dizaine d’églises de Prague, des installations d’art contemporain, inspirées par l’art sacré, seront à voir.
Cette année, la célèbre émission du soir pour enfants Večerníček, diffusée sur la télévision publique tchèque, fête ses 50 ans d’existence. Une exposition qui sera ouverte samedi et s’achèvera le 13 septembre sera inaugurée en deux endroits dans le centre de Prague. Au Musée de Kampa, l’exposition présentera sur des panneaux le phénomène transgénérationnel qu’a représenté Večerníček ainsi que ses créateurs. Seront à voir également des exemples de dessins et de créations que de grands auteurs tchèques ont réalisé pour ces dessins-animés ou ces films d’animation. Les jardins Wallenstein, quant à eux, accueilleront une installation interactive qui devrait davantage s’adresser aux enfants.
Ce vendredi a vu s’affronter Lucie Šafařová et l’Allemande Sabine Lisicki. La joueuse tchèque s’est qualifiée, comme l’an passé, pour les huitièmes de finale. Elle s’est débarrassée de son adversaire en deux sets 6-3, 7-6. Chez les hommes Tomáš Berdych faisait face en fin d’après-midi au Français Benoît Paire.Il a remporté le match en quatre sets (6-1, 6-7, 6-3, 6-4).
Le joueur de tennis tchèque Lukáš Rosol, 43e joueur mondial, ne passe pas le troisième tour du tournoi de Roland Garros. Il a échoué à se qualifier pour les huitièmes de finale, battu par le Russe Teymuraz Gabashvili (74e) en trois sets (6-4, 6-4, 6-4) vendredi, dans le cadre du troisième tour.
C'est un temps partiellement couvert qui régnera sur la République tchèque, samedi, jour de fête des Ferdinand. Les températures resteront toutefois agréables avec des maximales oscillant entre 19 et 23°C.