Le président de la République, Miloš Zeman, a assuré Bohuslav Sobotka, président du parti social-démocrate (ČSSD) qu’il le chargerait lors de leur prochaine rencontre de former un nouveau gouvernement. Les deux hommes se sont rencontrés ce mercredi au château de Lány, résidence du chef de l’Etat. Le ČSSD entend former une coalition avec le mouvement ANO et les chrétiens-démocrates (cf. info ci-dessous). Selon Bohuslav Sobotka, si les négociations avancent bien, le cabinet pourrait être formé avant la fin de l’année. Miloš Zeman et Bohuslav Sobotka devraient se rencontrer de nouveau la semaine prochaine. Selon le leader social-démocrate, la loi relative à la restitution des biens aux Eglises pourrait toutefois empêcher la formation de cette coalition tripartite, les chrétiens-démocrates étant opposés à la révision de cette loi, contrairement aux sociaux-démocrates.
Dans le cadre des négociations visant à la formation d’un nouveau gouvernement, les représentants sociaux-démocrates (ČSSD), arrivés en tête des élections législatives des 25 et 26 octobre, ont rencontré, mardi soir, les chrétiens-démocrates (KDU-ČSL), lesquels signent leur retour à la Chambre des députés après trois ans d'absence. Avec le mouvement ANO (Action des citoyens mécontents) du milliardaire Andrej Babiš, les deux formations envisagent de former une coalition gouvernementale tripartite. Sociaux-démocrates et chrétiens-démocrates ont toutefois exprimé leurs divergences durant cette rencontre qui a duré deux heures. Le ČSSD veut modifier la loi relative à la restitution des biens confisqués aux Eglises sous le régime communiste et mettre en place une réforme fiscale pour rendre l'impôt plus progressif. Les chrétiens-démocrates y sont toutefois opposés. Des experts des deux formations doivent désormais se réunir pour travailler sur des questions concrètes.
L’homme d’affaires et président du mouvement ANO (Action des citoyens mécontents) Andrej Babiš envisage d’introduire en bourse le groupe de médias MAFRA dont il est le propriétaire. Avant cela, le milliardaire slovaque entend cependant procéder à d’autres investissements dans les médias. Publiée dans le New York Times et largement reprise par les médias tchèques, l’information a été confirmée par Andrej Babiš, dont le mouvement ANO a terminé deuxième des récentes élections législatives et a entamé des négociations pour former la coalition gouvernementale. En juin dernier, Andrej Babiš avait racheté le groupe MAFRA, qui publie notamment les quotidiens Mladá fronta Dnes et Lidové noviny, deux des principaux journaux tchèques. Cet investissement a suscité certaines inquiétudes sur l’indépendance et la liberté d’expression des journalistes. En réaction à ces critiques, le leader d’ANO envisage de devenir actionnaire minoritaire.
Le marché du travail tchèque s’est relativement bien adapté à la faible performance économique actuelle du pays, malgré la hausse du chômage notamment chez les jeunes. Malgré l’endettement extérieur et le déficit du budget de l’Etat, la République tchèque compte parmi les pays européens se trouvant dans une position relativement bonne sur le plan économique. Tels sont les deux principaux éléments pour la République tchèque qui ressortent de l’examen annuel de la croissance pour cette année adopté ce mercredi par la Commission européenne. A la différence de seize autres pays membres, parmi lesquels notamment la France et l’Allemagne, la République tchèque n’a pas été invitée par Bruxelles à remettre de l’ordre dans son économie. La Commission n’ouvrira donc pas d’enquête approfondie. Mis en place il y a deux ans, le mécanisme d’alerte est destiné à prévenir l'émergence de déséquilibres macroéconomiques au sein de l'Union européenne et de la zone euro. L'examen annuel de la croissance montre comment les États membres s'adaptent au processus renforcé de coordination des politiques économiques dans le cadre du Semestre européen et dans quelle mesure ils collaborent mieux sur la base de règles communes.
Les employés de la société minière OKD ne feront finalement pas grève mardi prochain, comme cela a été annoncé lundi. Leurs représentants syndicaux et la direction d’OKD se sont finalement entendus, ce mercredi, sur une nouvelle convention collective pour la période 2014-2018. Le document a déjà été signé. Les négociations avaient été entamées en mars 2012. Cette nouvelle convention permet à OKD, qui est une des plus grandes sociétés minières en République tchèque avec plus de 12 000 employés, de poursuivre sa restructuration tout en maintenant les grilles de salaires au même niveau qu’en 2013 et la plupart des avantages pour les employés. Lundi, une grève de quatre heures avait été décidée, qui aurait pu être suivie d’une nouvelle d’un jour le 29 novembre et d’une autre de trois jours du 4 au 6 décembre.
Le président de la République, Miloš Zeman, a nommé l’ancien cosmonaute et député européen communiste Vladimír Remek ambassadeur en Russie. Le chef de l’Etat a signé ses lettres de créance, comme l’annonce le Château de Prague ce mercredi. Comme pour Livia Klausová, épouse de l’ancien président Václav Klaus, en Slovaquie, la nomination de Vladimír Remek avait fait l’objet d’un conflit entre Miloš Zeman et l’ancien ministre des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg. Agé de 64 ans, Vladimír Remek est un des premiers spationautes européens de l’histoire. En 1978, la Tchécoslovaquie avait été le troisième pays dans le monde, après l’Union soviétique et les Etats-Unis, à envoyer un représentant dans l’espace.
Près d'un an après sa fermeture, l'ambassade de République tchèque au Luxembourg va bientôt rouvrir. Supprimée fin 2012, la mission diplomatique tchèque au Grand-duché devrait être renouvelée en février 2014. L'ambassadeur résidera toutefois à Bruxelles. Le ministère des Affaires étrangères a communiqué l’information sur son site Internet en précisant que l'objectif est de « développer et de consolider les relations déjà très fortes entre les deux pays ». Le précédent gouvernement de Petr Nečas avait décidé de fermer un certain nombre de missions diplomatiques pour des raisons budgétaires.
La vente de l’usine tchèque de Danone à la société américaine Schreiber Foods a été autorisée, ce mercredi, par le Bureau pour la protection de la concurrence économique (ÚOHS). L’information a été communiquée sans plus de détails par le président de l’ÚOHS. A Benešov (Bohême centrale), Schreiber Foods continuera néanmoins à produire des produits pour le compte de Danone. La laiterie possède une capacité annuelle de transformation de 60 millions de kilos, soit la neuvième plus grande usine laitière en République tchèque. Danone avait fait l’acquisition de l’usine de Benešov en 1990 lors de la privatisation de l’industrie laitière tchèque. Depuis 1992, le groupe français, qui employait 170 personnes, y produisait des produits laitiers frais, un marché assez peu porteur en République tchèque. En 2012, le chiffre d’affaires de Danone en République tchèque (environ 100 millions d’euros) avait baissé de 20% et son résultat net de 15%. La vente des usines en Bulgarie et au Portugal fait partie également de la transaction entre Danone et Schreiber Foods.
La Banque nationale tchèque (ČNB) devrait maintenir le cours de la couronne par rapport à l’euro à environ 27 couronnes l'euro durant au moins un an et demi. C'est ce qu'a déclaré son directeur Miroslav Singer dans un entretien publié dans l’édition de ce mercredi du quoditien Mladá fronta Dnes. La ČNB, qui a décidé de dévaluer la couronne tchèque en fin de semaine dernière, s'attend à une inflation de l'ordre de 1% pour le premier semestre 2014. Miroslav Singer estime que les prix des denrées alimentaires ne devraient pas augmenter et plutôt se stabiliser en raison des taux directeurs très faibles de la ČNB. Celle-ci souhaite investir les réserves de devises issues de cette dévaluation dans différentes obligations et, dans une moindre mesure, dans des actions.
Le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, et le préfet secrétaire général de la zone de défense et de sécurité Ile-de-France, Jean-Paul Kihl, ont entamé ce mercredi une visite de trois jours à Prague. A travers des rencontres avec des représentants tchèques du ministère de l’Intérieur, de la mairie de Prague, du corps des pompiers, de la Direction générale de la compagnie du bassin fluvial de la Vltava et de la police, l’objectif de cette visite est de leur permettre de prendre connaissance en détail des moyens et des procédures mis en place à Prague pour combattre les inondations de 2002 et de 2013 et de faire face à leurs conséquences. Comme Prague et la Bohême, l’Ile-de-France est une région elle aussi concernée par le risque d’inondations.
C’est un temps essentiellement nuageux, notamment en Bohême (ouest du pays) qui règne ce jeudi, jour de la fête des Sáva. Quelques gouttes et flocons sont même possibles dans le sud-est. Inversement, le ciel est un peu plus dégagé dans le nord-est. Les températures sont plutôt fraîches et n’incitent pas à sortir sans avoir mis une petite laine le matin puisqu’elles varient entre 2° C et 6° C pour les maximales.