Les négociateurs des partis membres de la coalition gouvernementale de droite de Petr Nečas, par ordre d’importance en terme de nombre de parlementaires, ODS, TOP 09 et LIDEM, doivent se réunir à nouveau ce mardi pour discuter du prolongement de l’accord qui lie ces formations politiques. Selon eux, le document qui doit fixer les orientations politiques du gouvernement pour les deux prochaines et dernières années de son exercice pourrait ne pas être prêt afin la fin du mois de janvier comme initialement prévu. Les crises successives traversées par le cabinet de Petr Nečas à la fin de l’année 2012 ont retardé les négociations et le document final devrait finalement être achevé d’ici deux à trois semaines selon le premier vice-président de l’ODS et actuel ministre de l’Industrie et du commerce Martin Kuba.
Outre la poursuite de la politique d’austérité, l’accord de coalition envisage la fusion ou la suppression de différents ministères. Ainsi, a déjà été confirmé que le ministère de l’Industrie et du commerce et celui des Transports ne feront plus qu’un jusqu’en 2014. Le ministère de la Culture pourrait aussi être inclus au sein de celui de l’Education tandis que les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement pourraient fusionner.
La police anti-corruption a procédé ce lundi à des investigations au sein des bureaux de la société forestière Lesy ČR, qui est détenue par l’Etat, dans la région de Hradec Králové. Il s’agirait d’une enquête relative à l’acquisition de technologies de l’information : selon le site d’informations E15, près de 13 millions d’euros auraient atterri sur les comptes en banque en Suisse de sociétés non-transparentes. Toujours selon ce média, il y aurait des raisons de croire que les contrats pour ces technologies de l’information, d’un montant d’environ 44 millions d'euros, auraient été surévalués. La société, à laquelle appartient la moitié des forêts de République tchèque, collaborerait avec la police, selon son porte-parole. Aucune arrestation n’aurait eu lieu, mais une perquisition dans une maison pragoise se serait déroulée en rapport avec l’affaire.
La région de Moravie-Silésie, au nord-est de la République tchèque, étouffe à nouveau sous le smog. Ce lundi matin, les baromètres indiquaient que la limite d'émissions fixée à 50 microgrammes au kilomètre cube avait été dépassée à tous les endroits où les données sont disponibles. Dans certains endroits, la limite est même dépassée plus de quatre fois. En cause, la météo et le ciel couvert qui forme une sorte de couvercle sur une région fortement industrialisée. Selon l'Institut d'hydrométéorologie tchèque, la situation devrait toutefois s'améliorer.
A partir de la prochaine rentrée scolaire en septembre prochain, l’enseignement d’une seconde langue étrangère deviendra obligatoire pour les élèves de « zakladní skola », qui correspond à l’école primaire et au collège en France, au plus tard à partir de la quatrième. Les élèves apprennent une première langue étrangère dès le CE2 (vers 8-9 ans) et l’enseignement d’une seconde langue se fait jusqu’à aujourd'hui sur la base du volontariat. Désormais, six heures de cours seront hebdomadairement consacrés à cette deuxième langue avec des exceptions possibles pour les élèves souffrant de troubles de santé. Le ministère de l’Education a présenté cette mesure parmi plusieurs autres en conférence de presse. Il s’agirait de « réagir aux tendances actuels en matière d’enseignement ». Parmi les autres changements, l’enseignement des fractions en mathématique aura lieu plus tôt dans le cursus scolaire. Les élèves seront également sensibilisés aux questions de corruption et au « langage financier ».
Ce dimanche se déroulait toute une série de concerts gratuits en soutien à la candidature de Karel Schwarzenberg à la présidence tchèque. Une soixantaine de clubs à travers le pays ont ainsi offert au public une soirée musicale intitulée "Dimanche soir avec Karel". Les villes de Brno, Český Krumlov, Jablonec na Nisou, Karlovy Vary, Kroměříž, Liberec, Mikulov, Olomouc, Opava, Písek, Prague ou Zlín étaient ainsi à concernées avec la participation de plus cent interprètes tels qu'Ivan Hlas, Michal Prokop, Nightwork, Olympic, Čechomor, Tata Bojs, Hudba Praha, Garage, The Tap Tap Orchestra, Václav Koubek et bien d'autres. Certains clubs comme La Fabrika à Prague ont fait difficilement face à l'afflux du jeune public venu soutenir le candidat. Le deuxième tour de l'élection présidentielle se déroulera les 25 et 26 janvier prochains.
Pour la Confédération tchéco-morave des unions syndicales (ČMKOS), l'élection du conservateur Karel Schwarzenberg, actuel vice-président du gouvernement, au poste de chef de l'Etat serait "inacceptable". Soutenir le président de la deuxième formation de la coalition gouvernementale, le parti TOP 09, reviendrait pour l'organisation à désavouer toutes les luttes qu'elle a menées contre les réformes du cabinet de Petr Nečas, lesquelles s'inscrivent dans une logique d'austérité. En conséquence de quoi, les syndicats recommandent de voter pour Miloš Zeman, ancien premier ministre social-démocrate, lors du deuxième tour de l'élection présidentielle qui doit avoir lieu les vendredi et samedi prochains. Ils considèrent toutefois que les deux condidats présentent des "plus et des moins".
La Confédération tchéco-morave des unions syndicales (ČMKOS) regroupe 29 unions syndicales et compte près de 100 000 membres. 100 000, c'est également le nombre record de participants lors des manifestations de juin 2011 contre les réformes du gouvernement (retraites, système de santé, carte bancaire dite "sociale"...) qui, selon ces centrales, aggravent le problème du chômage et renforcent les inégalités.
Le candidat malheureux du premier tour de l’élection présidentielle, celui que les sondages donnaient tous au second tour et finalement arrivé troisième, Jan Fisher, a indirectement exprimé son soutien à Miloš Zeman puisqu’il a déclaré ne pas pouvoir voter pour l’autre finaliste, le conservateur Karel Schwarzenberg. Jan Fisher, ancien Premier ministre donne raison à un autre ancien chef de gouvernement, Miloš Zeman, à propos des décrets Beneš, lesquels expulsèrent les populations allemandes de Tchécoslovaquie après la Seconde guerre mondiale. Karel Schwarzenberg a en effet déclaré, lors d’un débat télévisé, que cette expulsion de 2,5 millions de personnes serait aujourd’hui vue comme une violation des droits de l’homme et qu’Edvard Beneš aurait à en répondre devant la Cour pénale internationale de La Haye. Jan Fisher a jugé la réaction de Miloš Zeman comme plus consistante et bien informée. S’il ira bien voter, le candidat déchu ne compte cependant pas donner de consigne de vote aux électeurs qui l’ont soutenu lors du premier tour.
L’Autorité de régulation albanaise a décidé de retirer la licence de distribution d’électricité à la société énergétique tchèque ČEZ, à laquelle il est reproché de ne pas avoir assuré des livraisons d’électricité et de ne pas avoir investi dans les réseaux de distribution. L’entreprise tchèque considère que la décision albanaise n’est pas en accord avec les lois locales et entend demander un arbitrage international. En décembre, le gouvernement albanais réclamait un milliard de dollars à ČEZ pour les dommages que la société aurait causés dans le pays. La firme tchèque, quant à elle, avait annoncé sa volonté de se séparer de sa division albanaise, laquelle est déficitaire.
La République tchèque a attiré 48 entreprises étrangères en 2012, ce qui constitue un chiffre record depuis 2008 selon l’édition de ce lundi du quotidien Hospodářské noviny. Ce dernier considère que l’augmentation de ces investissements, en nombre et en volume, serait liée à la modification de la fiscalité introduite à la moitié de l’année, et qui offre certains avantages fiscaux en matière de bénéfices aux entreprises.
Le tribunal régional de Prague a annulé la condamnation à deux ans de prison avec sursis d’un conducteur accusé de conduite dangereuse, Aleš Trpišovský, une sentence qui avait pourtant été récemment confirmée par la Cour suprême. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’amnistie partielle tant sujette à controverse annoncée le Jour de l’An par le chef de l’Etat Václav Klaus. Aleš Trpišovský, devenu un symbole de la « violence routière » en République tchèque, était accusé de présenter un danger à l’ordre public du fait d’une conduite dangereuse et agressive sur la principale autoroute du pays, l’autoroute D1 qui relie Prague à Brno. Selon des témoins, il freinait systématiquement devant des véhicules plus lents auxquels il reprochait de le ralentir. Il reste néanmoins interdit de conduite pour sept ans.
Mardi, bien que les rares Slavomír soient mis à l'honneur du calendrier tchèque, le ciel reste très sombre avec de possibles chutes de neige, notamment sur la Moravie et sur les massifs montagneux. Seuls les habitants de Bohême du Sud entrevoient le soleil à travers les nuages. Les températures continuent de baisser et vont de -9° C à -1° C pour les maximales.