Même en Tchéquie, le port du masque ne sera bientôt plus obligatoire

18-06-2020

Symbole dès les premiers jours en mars dernier de la lutte en République tchèque contre la propagation de l’épidémie de coronavirus, le port d’un masque de protection des voies respiratoires ne sera plus obligatoire à compter du 1er juillet, même dans les transports en commun, les commerces et plus généralement dans tout espace fermé à usage public ou ouvert au public. La décision a été annoncée, ce jeudi, par le ministre de la Santé. D’autres mesures de restriction seront également levées prochainement.

« Mesdames et messieurs, bonjour ! Cette conférence de presse sera peut-être bien une des dernières grandes conférences de presse sur le thème du Covid-19, car nous avons convenu avec le groupe de travail que nous sommes dans la phase finale de la levée des principales mesures de restriction appliquées à l’ensemble de la République tchèque. Et nous sommes heureux de pouvoir vous informer de ce calendrier. »

C’est de manière originale et avec une voix presqu’enjouée qu’Adam Vojtěch a entamé sa conférence de presse ce jeudi. Le ministre de la Santé avait de bonnes raisons et de bonnes nouvelles à faire partager, il est vrai.

Depuis le début de la crise sanitaire, le gouvernement tchèque, et plus particulièrement les ministres de la Santé, de l’Intérieur et des Finances, ont pris l’habitude d’informer très régulièrement, via des conférences de presse, les Tchèques de leurs décisions prises au fil de l’évolution de la situation. Depuis quelques semaines, ces conférences de presse servent essentiellement à annoncer les levées progressives des diverses mesures de restriction, qu’il s’agisse du régime de contrôle aux frontières, comme cela a été le cas la semaine dernière, ou, comme donc ce jeudi, de la fin de l’obligation du port du masque, en vigueur depuis le 19 mars.

Photo illustrative: Anke Sundermeier/Pixabay, CC0Photo illustrative: Anke Sundermeier/Pixabay, CC0 « Nous voulons passer de restrictions générales à des recommandations, et notamment à l’échelle locale, et faire appel à la responsabilité individuelle de chacun d’entre nous. Le virus est toujours là, il ne s’est pas envolé. Mais si d’ici au 1er juillet la majorité des régions restent sans nouveaux cas de contamination ou si seuls quelques cas continuent d’être recensés comme cela est le cas actuellement, alors il n’y aura plus de raison de maintenir le port du masque obligatoire à l’intérieur des bâtiments ou dans les transports en commun. Le masque ne restera que dans les régions où la situation épidémiologique sera moins bonne et où le risque de contamination sera par conséquent plus élevé. »

Au rythme de l’avancement du plan de déconfinement du gouvernement, cela fait désormais près d’un mois que les Tchèques ont prudemment commencé à « faire tomber le masque ». Depuis le 25 mai, celui-ci n’est plus que partiellement obligatoire (cf. : https://francais.radio.cz/coronavirus-tres-prudemment-les-tcheques-se-demasquent-8100530). Néanmoins, dans les régions de Karviná, dans l’est du pays, mais aussi d’Olomouc, en Moravie, et de Prague et de ses environs, où le nombre de nouveaux cas de contamination par rapport à la semaine dernière s’élève à plusieurs dizaines, son port pourrait encore rester obligatoire début juillet.

Mais à compter du 1er juillet, il sera également de nouveau possible de danser et de boire jusqu’à plus soif jusqu’au bout de la nuit, si le cœur vous en dit. Bars, cafés, restaurants, discothèques et autres lieux de convivialité pourront en effet rester ouverts après 23h00.

De même, dès ce lundi, piscines, jardins zoologiques et autres, musées, galeries, châteaux et autres lieux de ce type reviendront à un régime « normal d’avant-covid », les rassemblements d’un maximum de 1 000 personnes seront de nouveau autorisés, contre 500 actuellement (2 500 toutefois depuis lundi dans les stades de foot, à condition que pas plus de 500 spectateurs ne se trouvent dans une même tribune), tandis que les salons, foires et expositions pourront accueillir jusqu’à 5 000 personnes en même temps. Enfin, la présence de 10 000 personnes, à condition qu’elles soient réparties dans dix secteurs bien séparés, sera possible à partir de septembre. Le tout bien entendu sans masque !

18-06-2020