FAITS ET ÉVÉNEMENTS Jeudi 2 MARS  2000 
 
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Ce programme quotidien d'actualité nationale de Radio Prague, diffusé tous les jours sauf le samedi et dimanche, est un résumé de l'essentiel des événements des 24 dernières heures.

Par Alain Slivinsky

Le président de la République et la police antigang
Le président de la République, Vaclav Havel, accompagné du ministre de l'Intérieur, VaclavJiri Kolar avec Vaclav Havel Grulich, et le président de la Police tchèque, Jiri Kolar, a fait une visite, mercredi, au corps de police spécialisé dans la lutte contre le crime organisé. Le chef de l'Etat s'intéresse, en effet, à la lutte contre les diverses mafias opérant sur le territoire de la République tchèque. Vaclav Havel compte suivre la situation dans ce corps d'élite de la police, car les antigang rencontrent pas mal de problèmes, ces derniers temps : manque d'effectifs, difficultés matérielles, réorganisation planifiée, mais sans aucun schéma précis, jusqu'à maintenant. Une affaire de lettres anonymes ne contribue pas, non plus, au bon déroulement des activités de cette police d'élite.
La Banque nationale tchèque et la politique

L'adoption des statuts de la Banque nationale tchèque est actuellement à l'ordre du jour au sein des organes législatifs. Aussi assistons-nous à une controverse sur le principe de contrôle entre la direction de cette banque et les forces politiques. Les détails avec Omar Mounir.
Deux thèses sont en effet opposées: celle des deux plus fortes formations politiques : la social-démocratie et le Parti civique démocrate, l'ODS. Ils considèrent anormal que le président de la République soit le seul à désigner les membres du conseil d'administration de la banque et que le plus juste serait que le Sénat et la Chambre des députés soient aussi parties prenantes à parts égales à cette désignation: soit 3 membres chacun sur les 9 que compte le conseil.

Josef Tosovsky, chef de la Banque nationale tchèque "Nous voulons, a dit Vaclav Klaus, président de l'ODS et de la Chambre des députés, que la banque nationale soit une institution parmi les institutions et non pas au-dessus d'elles, qu'elle soit sous le contrôle de l'Etat et non plus sous un certain contrôle, qu'elle fasse la politique de l'Etat en non pas n'importe quelle politique". L'allusion est ici claire, elle est faite à Vaclav Havel qui a hérité de l'exclusive de cette nomination.

A la banque nationale, en revanche, on pense que cette nomination tripartite du conseil serait de nature à le politiser dans la mesure où elle conduirait à y représenter les intérêts des partis. Et l'on suggère que ce soit le gouvernement qui propose la composition du conseil au chef de l'Etat qui garderait ainsi l'exclusive de la nomination. Cependant, on reconnaît que la politisation, là aussi, est inévitable, mais l'on ajoute qu'elle est atténuée.

N'importe comment, on peut parler d'une course au contrôle du conseil d'administration de l'institut d'émission. Cela explique que le président de la République se soit récemment demandé s'il n'y aurait pas certains intérêts politiques derrière les dernières offensives de la police contre la direction de la banque nationale et ait invité le ministre de l'Intérieur à ouvrir une enquête. Cela pourrait aussi expliquer que la banque japonaise Nomura, principal actionnaire de l'Investicni a postovni banka, ait pris ses distances de certains griefs retenus par les gestionnaires de cette banque contre la banque nationale. Une enquête est ouverte et les écarts entraîneraient le renvoi de leurs auteurs, assure-t-on à Nomura.

Le budget 2000 de l'Etat en troisième lecture
A la fin du premier trimestre de l'an 2000, la République tchèque aura, peut-être et enfin, son budget. La Chambre des députés a, en effet, envoyé le projet de budget de l'Etat 2000 en troisième lecture. Aucun problème n'est apparu, certainement en raison de l'accord des deux plus grandes formations politiques tchèques : la social-démocratie au pouvoir et le Parti civique démocrate, leader de l'opposition. Le projet de budget devrait être adopté mardi prochain. Dans les 48 heures qui suivront, le Premier ministre, Milos Zeman, devrait commencer le remaniement promis, depuis longtemps, de son cabinet.
La loi sur la presse peut entrer en vigueur
La loi très controversée sur la presse vient d'être signée, après son adoption par les deux Chambres du Parlement, par le président de la République, Vaclav Havel. Elle entrera en vigueur, immédiatement après sa publication au Recueil des lois. Le projet de loi était très critiqué pour certaines de ses stipulations qui auraient pu conduire à la limitation de la liberté d'expression. Les députés et les sénateurs ont débarrassé la loi des articles controversés, et celle-ci répond aux critères en vigueur dans les pays de l'Union européenne.
Madeleine Albright ne sera pas la première présidente tchèque
La secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères américaines, Madeleine Albright, a démenti les informations publiées par le Time de dimanche dernier. Elle n'est pas candidate et ne posera pas sa candidature à la fonction de présidente de la République tchèque. Madeleine Albright est d'origine tchèque, et elle s'est déclarée très touchée par ces spéculations des médias. Rappelons que ce fut le président de la République, Vaclav Havel, qui avait parlé, en septembre 1998, de Madeleine Albright, en tant que son successeur éventuel. Selon le porte-parole du président, Ladislav Spacek, le chef de l'Etat avait simplement voulu exprimer ses idées sur le type de personnes qui devrait le remplacer. Madeleine Albright a mis fin aux spéculations en déclarant qu'elle aimait, certes, le pays où elle était née, mais que sa loyauté appartenait aux Etats-Unis.
La francophonie

Au mois de mars, la République tchèque organise les Journées de la Francophonie. Leur programme a été présenté ce jeudi, à la conférence de presse au ministère des Affaires étrangères. Magdalena Segertova y était présente.

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Pèlerinage d'une statue

Bien que 150 années se soient écoulées depuis la naissance du premier Président tchécoslovaque Tomas Garrigue Masaryk, Prague n'a pas jusqu'à aujourd'hui une statue du fondateur de la Tchécoslovaquie indépendante. Mardi prochain, la dette des Pragois vis-à-vis de celui qu'on appelait familièrement "le petit père Masaryk" sera finalement payée. Vaclav Richter.
Avant la Seconde Guerre mondiale, les statues et les bustes de Masaryk se dressaient dans d'innombrables villes et villages tchèques et slovaques. A Prague, toutes les initiatives pour ériger un monument du premier Président ont avorté après de vaines discussions. On n'arrivait pas à se mettre d'accord sur l'endroit qui serait digne d'une telle statue et les discussions ont été coupées à trois reprises par la guerre, par le coup d'Etat communiste en 1948 et par l'invasion soviétique en 1968. Après la chute du communisme en 1989, on s'est souvenu, dans d'innombrables villes et villages tchèques, des statues et des bustes de Masaryk cachés dans des caves et des greniers ou enterrés dans des jardins, et on les a remis à leur place.

A Prague, la discussion a repris de plus belle sans donner de résultat. Plusieurs endroits ont été envisagés, une maquette du monument a été installée successivement au milieu de plusieurs places et devant plusieurs édifices officiels et on a organisé une enquête dont les résultats n'ont pas été finalement respectés. On n'arrivait pas non plus à choisir parmi les statues disponibles.

Certains préféraient celle du sculpteur Vincenc Makovsky, d'autres donnaient leur préférence à la statue réalisée par Otakar Spaniel. C'est sans doute l'approche du 150ème anniversaire de la naissance du Président qui a obligé les indécis à trancher. Mardi 7 mars, le monument de Tomas Garrigue Masaryk sera inauguré, place du Château de Prague, en face de l'entrée principale de la résidence des rois et des présidents tchèques. C'est l'oeuvre d'Otokar Spaniel qui a été finalement choisie.

La silhouette élancée et élégante du Président se dressera sur un socle rond en forme d'escalier dont les marches permettront aux promeneurs et touristes de se reposer. Le visage en bronze du Président sera tourné vers le château et la capitale. Du haut de la colline du château de Prague, il assistera, tel un témoin muet, à la vie du peuple auquel il a jadis donné la liberté.

Foot... comme football
En football, un petit succès du club pragois Sparta : il a fait match nul, 1 à 1, avec Hertha Berlin, sur le terrain de ce dernier. Un premier point dans les huitièmes de finale de la Ligue des champions pour Sparta Prague. Un but marqué par Siegl à la 84ème minute de jeu. Sparta reste quand même la dernière équipe de son groupe de qualification, derrière Herta, Porto et Barcelone.

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